APOROSE - Aide à la Prise en charge de l'OstéopoROSE

Recommandations

Vous trouverez ci-dessous les recommandations et autres publications professionnelles émanant des autorités sanitaires et sociétés savantes.
La liste complète des références bibliographiques du site est accessible à la rubrique [Références]lien interne

Les publications sont classées par ordre chronologique décroissant. Les abbréviations sont explicitées en fin de page aller au bas de page

 Trier par                    
Source Intitulé Résumé
Nouveau
Laboratoire Amgen
ANSM
(09/2014)
Dénosumab 60 mg (Prolia®) : mise à jour des informations de sécurité d’emploi afin de minimiser les risques d’ostéonécrose de la mâchoire et d’hypocalcémie
Lettre aux professionnels de santé

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Lettre adressée par le laboratoire, en accord avec l'EMA et l’ANSM, pour informer les professionnels de santé d’une mise à jour des recommandations afin de minimiser le risque d'ostéonécrose de la mâchoire (ONM) et d'hypocalcémie pendant le traitement par Prolia®.

Ostéonécrose de la mâchoire
  • Les médecins doivent évaluer les facteurs de risque d’ONM chez tous les patients avant l’initiation du traitement par Prolia®. Un examen dentaire avec des soins préventifs appropriés est recommandé chez les patients présentant des facteurs de risque concomitants.
  • Les patients doivent être informés sur l’importance de maintenir une bonne hygiène buccale, de faire des bilans dentaires réguliers et de signaler immédiatement tout symptôme buccal tel qu’une mobilité dentaire, une douleur ou un gonflement au cours du traitement par Prolia®.

Hypocalcémie
  • L’hypocalcémie est un risque identifié chez les patients traités par Prolia®, ce risque augmente en fonction du degré d’insuffisance rénale.
  • Toute hypocalcémie préexistante doit être corrigée avant l’instauration du traitement par Prolia®.
  • Un apport adéquat en calcium et vitamine D est nécessaire pour tous les patients, et particulièrement chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère.
  • Le contrôle de la calcémie doit être effectué :
    • avant chaque injection de Prolia®,
    • dans les 2 semaines suivant la 1ère injection chez les patients prédisposés à l’hypocalcémie (p.e. insuffisance rénale sévère définie par ClCr < 30 mL/min),
    • si des symptômes laissant suspecter une hypocalcémie apparaissent ou si l’état clinique du patient l’indique.
  • Les patients doivent être informés sur la nécessité de signaler tout symptôme pouvant faire suspecter une hypocalcémie.

Type de publication : avis de pharmacovigilance.
MeSH : dénosumab ; affection iatrogénique ; ostéonécrose ; hypocalcémie.
Nouveau
Laboratoire Servier
ANSM
(03/2014)
Protélos® (ranélate de strontium) : nouvelles restriction d'indication et recommandations concernant la surveillance du traitement
Lettre aux professionnels de santé

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Lettre adressée par le laboratoire, en accord avec l'EMA et l’ANSM, afin d'informer les professionnels de santé d’une nouvelle restriction de l’indication et de nouvelles recommandations concernant la surveillance du traitement par Protélos®.

La réévaluation par l’EMA de l’ensemble des données disponibles n’a pas mis en évidence d’augmentation du risque cardiovasculaire chez les patients ne présentant aucune des contre-indications cardiovasculaires ajoutées dans le résumé des caractéristiques du produit en avril 2013.

L’utilisation de Protélos® est désormais réservée au traitement de l’ostéoporose sévère chez la femme ménopausée et chez l’homme adulte, à risque élevé de fracture, et pour lesquels les alternatives médicamenteuses pour le traitement de l’ostéoporose ne peuvent être utilisées, par exemple en raison de contre-indications ou d’intolérance.

Les contre-indications cardiovasculaires en vigueur demeurent inchangées :
  • pathologie cardiaque ischémique,
  • artériopathie périphérique,
  • pathologie vasculaire cérébrale,
  • HTA non contrôlée.

Il est recommandé aux prescripteurs :
  • d’évaluer le risque cardiaque ou d’apparition de pathologies cardiovasculaires avant d’instaurer un traitement,
  • de réaliser une surveillance régulière de ce risque tous les 6 à 12 mois,
  • d’arrêter le traitement si leurs patients développent une pathologie cardiaque ischémique, une artériopathie périphérique, une pathologie vasculaire cérébrale, ou en cas d'HTA non contrôlée.

Le traitement doit uniquement être instauré par un médecin ayant l’expérience du diagnostic et du traitement de l’ostéoporose.

Type de publication : avis de pharmacovigilance.
MeSH : ranélate de strontium ; affection iatrogénique ; infarctus du myocarde.
ANSM
EMA
(01/2014)
Recommandation de suspension de l'AMM du ranélate de strontium (Protélos®) par le comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance de l'EMA.
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Le Comité pour l’Evaluation des Risques en matière de Pharmacovigilance (PRAC) a recommandé la suspension de l’AMM du ranélate de strontium (Protélos®).

À l’issue de l’évaluation initiée en mars 2013, les données disponibles ont montré que les restrictions d’indication et les nouvelles contre-indications permettent certes de réduire le risque cardiovasculaire mais la population pouvant bénéficier de ce traitement est difficilement identifiable. En effet, la population la plus à même de bénéficier d’un traitement ostéoporotique est également celle qui est à risque cardiovasculaire.
Il est difficile d’établir si les mesures de minimisation des risques mises en place sont applicables dans la pratique clinique pour un traitement chronique.

Ce médicament étant enregistré selon une procédure d’AMM centralisée, la recommandation du PRAC sera transmise au CHMP qui émettra alors son opinion lors de sa session mensuelle fin janvier 2014, puis la commission européenne aura 2 mois pour adopter une décision finale.

Dans l’attente de la décision finale, l’ANSM rappelle ses recommandations suites aux sessions du PRAC d’avril et de mai 2013 :
  • les professionnels de santé doivent prendre en compte dès maintenant les résultats de l’évaluation européenne dans leur pratique quotidienne et ne plus initier de traitement par ranélate de strontium ;
  • les patients qui prennent actuellement ce traitement sont invités à consulter sans urgence leur médecin traitant.

Type de publication : avis de pharmacovigilance.
MeSH : ranélate de strontium.
HAS
(10/2013)
Utilité clinique du dosage de la vitamine D
Rapport d'évaluation technologique

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Le traitement par vitamine D est nécessaire dans certaines situations cliniques, mais dans la plupart des cas doser cette vitamine dans le sang n’apporte pas de renseignements utiles pour les professionnels de santé.
On assiste cependant à une augmentation du nombre de dosage sanguins de la vitamine D (25OHD). Dans ce contexte, la HAS publie un état des lieux de l’utilité établie du dosage sanguin de 25OHD dans la prise en charge des patients.

Doser la vitamine D ne présente aucune utilité démontrée dans un grand nombre de situations cliniques : mortalité, chute, performance fonctionnelle, cancer colorectal, cancer du sein, cancer de la prostate, hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires, allergie, maladies auto-immunes, diabète de type 2, maladie rénale chronique, grossesse, maladies infectieuses, performances cognitives, profil lipidique, mucoviscidose.

Concernant les personnes à risque de fracture, la HAS relève une étude suggérant un intérêt du dosage de 25OHD chez les personnes âgées, mais encore trop peu étayée pour que la HAS puisse recommander le dosage systématique dans cette situation.

Un dosage à réserver à ce jour à des indications limitées :
  • diagnostic de rachitisme et d’ostéomalacie ;
  • mentions des AMM des médicaments de l’ostéoporose ;
  • situations particulières : personnes âgées faisant des chutes répétées, suivi ambulatoire de l’adulte transplanté rénal au-delà de 3 mois après transplantation, traitement chirurgical de l’obésité chez l’adulte.

La HAS recommande la réalisation d’études de qualité sur l’utilité du dosage dans toutes les situations pour lesquelles les données disponibles sont aujourd’hui insuffisantes.

Type de publication : recommandation pour la pratique clinique.
MeSH : vitamine d.
ANSM
(06/2013)
Protélos® (ranélate de strontium) : nouvelles restrictions d’utilisation en raison d’une augmentation du risque d’infarctus du myocarde
Point d'information

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Point d'information de l'ANSM concernant les différentes restrictions d'utilisation du ranélate de strontium depuis sa mise sous surveillance renforcée en 2007.

Type de publication : avis de pharmacovigilance, recommandation de bon usage du médicament.
MeSH : ranélate de strontium ; affection iatrogénique ; infarctus du myocarde.
Laboratoire Servier
(05/2013)
Information importante concernant de nouvelles restrictions d’utilisation de Protélos® (ranélate de strontium)
Lettre aux professionnels de santé

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Lettre adressée par le laboratoire à la demande de l'EMA et de l'ANSM afin d'informer les professionnels de santé d'une restriction des indications ainsi que de l'ajout de nouvelles contre-indications et mises en garde concernant l'utilisation de Protélos® (ranélate de strontium).

  • Les données actuelles, relatives à la sécurité de Protélos® dans le traitement de l’ostéoporose, montrent une augmentation du risque d’infarctus du myocarde, sans incidence observée sur la mortalité.
  • L’utilisation de Protélos® est désormais restreinte au traitement de l’ostéoporose sévère : chez les femmes ménopausées à risque élevé de fracture et chez les hommes à risque élevé de fracture.
  • Le traitement doit être instauré uniquement par un médecin ayant l’expérience du diagnostic et du traitement de l’ostéoporose et la décision de prescrire Protélos® doit reposer sur une évaluation individuelle de l’ensemble des risques pour chaque patient.
  • Protélos® est désormais contre-indiqué chez les patients présentant ou ayant des antécédents de pathologie cardiaque ischémique, d’artériopathie périphérique et/ou de pathologie vasculaire cérébrale ainsi que chez les patients présentant une HTA non contrôlée.
  • Il est également recommandé aux prescripteurs :
    • d’évaluer le risque cardiovasculaire de leur patient avant d’initier tout traitement par Protélos® et de réévaluer ce risque à intervalles réguliers tout au long du traitement,
    • de ne traiter par Protélos® qu’après une évaluation attentive les patients présentant des facteurs de risque cardiovasculaires (p. ex. HTA, hyperlipidémie, diabète, tabagisme),
    • d’arrêter le traitement par Protélos® si le patient développe une pathologie cardiaque ischémique, une artériopathie périphérique, une pathologie vasculaire cérébrale ou si l’HTA n’est pas contrôlée.

Type de publication : avis de pharmacovigilance, recommandation de bon usage du médicament.
MeSH : ranélate de strontium ; affection iatrogénique ; infarctus du myocarde.
EMA
(04/2013)
Recommandations de restriction d'usage du Protélos®
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Suite à une nouvelles évaluation des données cliniques concernant le ranélate de strontium (Protélos®), et en accord avec l'avis du comité d'évaluation des risques en pharmacovigilance de l'EMA (PRAC), le comité européen des médicaments à usage humain (CHMP) conclut à une augmentation du risque d'infarctus du myocarde (1,7 % sous ranélate de strontium vs. 1,1 % sous placebo, avec un risque relatif à 1,6 IC 95 % 1,07 - 2,38), sans augmentation significative de la mortalité.

Les nouvelles restrictions d'usage sont :
  • Protélos® doit être utilisé uniquement pour le traitement de l'ostéoporose sévère, chez les femmes ménopausées à risque élevé de fracture et chez les hommes présentant un risque accru de fracture.
  • Protélos® est contre-indiqué chez les patients avec un antécédent actuel ou passé de cardiopathie ischémique, maladie artérielle périphérique, maladie cérébrovasculaire ou chez les patients avec une HTA non contrôlée.
  • Le traitement par Protélos® ne doit être instauré que par un médecin expérimenté dans le traitement de l'ostéoporose.
  • Le médecin doit fonder sa décision de prescrire Protélos® sur l'évaluation individuelle du risque de fracture. Le risque de développer une maladie cardio-vasculaire doit être évalué avant la mise en route du traitement puis à intervalles réguliers durant le traitement.
  • Le traitement doit être interrompu si le patient développe une cardiopathie ischémique, une artériopathie périphérique ou une maladie cérébrovasculaire ou si l'HTA devient non contrôlée.

Type de publication : avis de pharmacovigilance, recommandation de bon usage du médicament.
MeSH : ranélate de strontium ; affection iatrogénique ; infarctus du myocarde.
Laboratoire Amgen
(02/2013)
Risque de fracture fémorale atypique chez les patients traités par Prolia®
Lettre aux professionnels de santé

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Lors d'essais cliniques, des fractures fémorales atypiques ont été observées, avec une fréquence rare, chez des patientes atteintes d'ostéporose post-ménopausique et traitées par Prolia® (denosumab).
Le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) et la notice de ce médicament ont été mis à jour pour prendre en compte cet effet indésirable.

Il est donc recommandé aux prescripteurs de :
  • informer leurs patients du risque de survenue de fractures atypiques rares du fémur ;
  • examiner les deux membres inférieurs si une fracture atypique est suspectée ;
  • envisager l'arrêt du traitement par denosumab chez les patients suspectés de présenter une fracture fémorale atypique. Une nouvelle évaluation individuelle du rapport bénéfice/risque doit être effectuée.

Les patients, quant à eux, doivent signaler à leur médecin toute douleur nouvelle ou inhabituelle au niveau de la cuisse, de la hanche ou de l’aine, ceci pouvant indiquer la possibilité d’une fracture.

Type de publication : avis de pharmacovigilance.
MeSH : dénosumab ; affection iatrogénique ; fractures du fémur/induit chimiquement.
ANSM
(04/2012)
Nouvelles contre indications du ranélate de strontium (Protélos®)
Lettre aux professionnels de santé

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Suite à la réévaluation du rapport bénéfice-risque au niveau européen en raison des risques d’accidents thrombo-emboliques veineux et de réactions d’hypersensibilité sévères.
  • Rapport bénéfice-risque maintenu positif, indication actuelle inchangée.
  • Nouvelles contre-indications : épisode actuel ou antécédents d’événements veineux thrombo-embolique (EVT) ; immobilisation temporaire ou permanente (par exemple convalescence post-chirurgicale, alitement prolongé).
  • Réévaluation de la nécessité de poursuivre le traitement par Protélos® chez les patientes de plus de 80 ans, à risque d’EVT.
  • Information des patientes par les prescripteurs des symptômes des réactions d’hypersensibilité sévère telles que le DRESS, le syndrome de Stevens-Johnson et le syndrome de Lyell. Dès l’apparition d’une éruption cutanée ou d’autres signes d’hypersensibilité, les patientes doivent arrêter immédiatement le traitement et contacter le médecin. Le risque de survenue de ces réactions cutanées est prédominant pendant les premières semaines de traitement.

Type de publication : avis de pharmacovigilance.
MeSH : ranélate de strontium ; affection iatrogénique ; thromboembolisme veineux ; hypersensibilité cutané ; toxidermies ; DRESS.
SFR
GRIO
(03/2012)
Actualisation 2012 des recommandations françaises du traitement médicamenteux de l’ostéoporose post-ménopausique
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La correction de carences vitamino-calciques et la réduction du risque de chute ne peuvent être considérées à elles seules comme un traitement de l’ostéoporose.

Il est souhaitable d’adapter la posologie d’une éventuelle supplémentation en calcium, en fonction du résultat de l’évaluation des apports alimentaires par auto-questionnaire fréquentiel, pour un apport global à 1200 mg par jour.
Des posologies fortes de vitamine D (500 000 ou 600 000 UI, une à deux fois par an) sont à déconseiller.

Certaines fractures ostéoporotiques sont à considérer comme sévères du fait de leurs conséquences néfastes sur la mortalité des malades : extrémité supérieure du fémur, vertèbre, bassin, fémur distal, tibia proximal, extrémité supérieure de l’humérus ou 3 côtes simultanées.

Compte-tenu de leurs conséquences en termes de morbi-mortalité, un traitement de l’ostéoporose doit être prescrit après la survenue de ces fractures sévères quels que soient l’âge et la valeur de la densité minérale osseuse des patientes.

En cas de fracture vertébrale, on peut utiliser en respectant les précautions d’usage et les contre-indications : un bisphosphonate (alendronate ; risédronate ; zolédronate), le raloxifène, le ranélate de strontium ou le tériparatide chez les patientes avec au moins 2 fractures vertébrales.
En cas de fracture non-vertébrale sévère, les mêmes médicaments sauf le raloxifène peuvent être utilisés. Seul le zolédronate a été étudié chez les patients après une fracture de l’extrémité supérieure du fémur et il est donc à considérer en première intention dans cette situation.

Dans les autres cas, avec ou sans fracture non sévère, la décision dépend des facteurs de risque cliniques de fracture (outil FRAX) et du résultat de la densitométrie.

Les choix thérapeutiques sont les mêmes que précédemment.
Il faut y ajouter le traitement hormonal de la ménopause chez les patientes entre 50 et 60 ans avec des troubles climatériques et une densitométrie basse > - 3 DS sans fracture prévalente.
L’usage du raloxifène est à privilégier si le risque de fracture non-vertébrale est peu élevé, notamment chez les patientes de moins de 70 ans, sans antécédent thrombo-embolique, sans antécédent de fracture non-vertébrale ou sans risque de chutes.

Le rythme d’administration et les conditions de prise sont à prendre en compte dans le choix thérapeutique car ils influencent l’observance et la persistance au traitement, deux paramètres clés pour obtenir les meilleurs résultats possibles.
Si les prises intermittentes favorisent une meilleure persistance thérapeutique, l’idée générale est de proposer aux malades le schéma thérapeutique qui lui convient le mieux.

Le traitement sera prescrit pour une première séquence thérapeutique de 5 ans puis réévalué pour décider de sa poursuite ou de son interruption, elle-même réévaluée régulièrement.

Type de publication : recommandation pour la pratique clinique.
MeSH : ostéoporose/diagnostic ; ostéoporose post-ménopausique/thérapeutique ; fracture ostéoporotique.
HAS
(12/2011)
Prolia® (denosumab)
Synthèse d'avis de la commission de la transparence

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Progrès thérapeutique mineur (ASMR IV) dans l’ostéoporose post-ménopausique en deuxième intention, en relais des bisphosphonates, en cas d'impossibilité de poursuivre ce traitement.
Avis défavorable au remboursement dans la perte osseuse associée à un traitement hormono-ablatif du cancer de la prostate.


Prolia®, administré par voie sous-cutanée tous les 6 mois, a l’AMM dans l’ostéoporose post-ménopausique chez les femmes à risque élevé de fractures.
  • Son efficacité en prévention des fractures vertébrales, non vertébrales et de hanche n'a été démontrée que par rapport au placebo.
  • Son effet sur la densité minérale osseuse (critère intermédiaire) a été supérieur à celui de l’alendronate chez des patientes précédemment traitées pendant au moins 6 mois par ce bisphosphonate. Sa place se situe donc en relais des bisphosphonates, en cas d'impossibilité de poursuivre ces médicaments.

Prolia® a également l’AMM dans la perte osseuse associée à un traitement hormono-ablatif d’un cancer de la prostate.
Son intérêt par rapport aux bisphosphonates dans cette indication est difficile à apprécier en l'absence d’étude comparative et de démonstration d'un effet préventif des fractures du col fémoral.

Type de publication : recommandation de bon usage du médicament.
MeSH : dénosumab ; avis de la commission de transparence.
ANSM
(10/2011)
Mise en garde de l’Afssaps sur l’utilisation du ranélate de strontium chez les patientes ménopausées ostéoporotiques (Protélos®)
Lettre aux professionnels de santé

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NB : information actualisée par l'ANSM en avril 2012

Deux types d'effets indésirables majeurs ont été identifiés : le risque thrombo-embolique veineux et le risque allergique (DRESS syndrome).

Ce médicament fait l’objet d’une surveillance renforcée.
Malgré les précautions d’emploi indiquées dans le RCP, les données de pharmacovigilance montrent la persistance d’effets indésirables graves à type d’accidents thrombo-emboliques veineux, survenant notamment chez des patientes présentant des facteurs de risque, dont l’âge supérieur à 80 ans, et la persistance de DRESS.

L’Afssaps a décidé de poursuivre l’enquête nationale de pharmacovigilance et a saisi l’Agence européenne du médicament pour une réévaluation internationale du rapport bénéfice / risque du médicament.
Dans l’attente de cette réévaluation, l’Afssaps recommande de restreindre l’emploi de ce médicament aux patientes de moins de 80 ans ayant une contre-indication ou une intolérance aux bisphosphonates et à risque élevé de fractures.

Type de publication : avis de pharmacovigilance.
MeSH : ranélate de strontium ; affection iatrogénique ; thromboembolisme veineux ; hypersensibilité cutané ; toxidermies ; DRESS.
ANSM
EMA
(07/2011)
Bisphosphonates et fractures atypiques du fémur
Point d’information

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Les fractures atypiques du fémur se distinguent des fractures « classiques » par leur localisation et leurs caractéristiques radiologiques : fractures de fragilité transverses ou obliques courtes, souvent bilatérales, pouvant survenir sur n’importe quelle partie du fémur entre la partie inférieure du petit trochanter jusqu’au dessus de la zone supracondylienne.

L’Agence européenne du médicament a conclu que l’apparition de fractures atypiques du fémur existe pour les patients traités par bisphosphonate (alendronate, clodronate, étidronate, ibandronate, pamidronate, risedronate, tiludronate, zolédronate).
Cet effet rare identifié dès 2008 pour l’alendronate est un effet de classe.
Il survient en particulier au cours des traitements prolongés.

Il ne remet pas en cause le rapport bénéfices / risques de ces molécules.

Recommandations aux prescripteurs :
  • Informer les patients du risque de survenue de fractures atypiques rares du fémur.
  • Examiner les deux membres inférieurs si une fracture atypique est suspectée.
  • Réévaluer régulièrement la nécessité de poursuivre le traitement, particulièrement après cinq années ou plus d'utilisation.

Recommandations aux patients :
  • Consulter le médecin en cas de douleur, faiblesse ou gêne dans la cuisse, la hanche ou l’aine, ceci pouvant indiquer la possibilité d’une fracture.

Type de publication : avis de pharmacovigilance.
MeSH : diphosphonates/effets indésirables ; fractures du fémur/induit chimiquement.
GRIO
(05/2011)
La vitamine D chez l’adulte : recommandations du GRIO
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Le taux de 25-(OH)-vitamine D (25OHD) circulante est un reflet fidèle de l'imprégnation vitaminique D.

Le GRIO recommande de retenir pour les taux de 25OHD les valeurs seuils suivantes :
  • Carence : ≤ 10 ng/mL
  • Insuffisance : entre 10 et 30 ng/mL
  • Taux souhaitable : ≥ 30 ng/mL

Le GRIO recommande une approche préventive large sans nécessité de dosage préalable chez tous les sujets de plus de 65 ans. Cette attitude est guidée d’une part par la très large prévalence de l’insuffisance en vitamine D dans cette population et d’autre part par le risque connu quasi nul d’apports équivalents à 800 à 1200 UI/jour.

En revanche, dans toutes les situations au cours desquelles l’objectif thérapeutique est d’obtenir un taux optimal de 25OHD , il est nécessaire de connaître la valeur sérique initiale pour adapter les schémas d’attaque et d’entretien de la supplémentation.
Parmi ces situations on peut inclure : sujets ayant une exposition solaire nulle ou quasi nulle, chutes à répétition, ostéoporose avérée, maladie ou médicaments favorisant l’ostéoporose, pathologie chronique sévère favorisant l’insuffisance et la carence.

Le GRIO recommande les schémas thérapeutiques suivants :
  • En cas d’insuffisance ou de carence vitaminique D mesurée dans les situations particulières précisées précédemment, il faut prescrire un traitement « d’attaque » qui permettra de ramener le taux de 25OHD au-dessus d’une valeur cible recommandée de 30 ng/mL.
  • En situation de traitement d’entretien, la posologie est autour d’une dose moyenne de 800 à 1200 UI/j, qui peuvent être apportées sous des formes diverses allant d’une administration quotidienne à trimestrielle. En l’état actuel des connaissances, il ne parait pas souhaitable de proposer la prise d’une forte dose une fois par an.

Il est rappelé que la correction des insuffisances par l’alimentation n’est pas réaliste, et qu’à un moindre degré, l’ensoleillement ne paraît pas apte à résoudre la question de l’imprégnation vitaminique D dans les populations âgées.

Type de publication : recommandation pour la pratique clinique.
MeSH : vitamine d.
USPSTF
(03/2011)
Screening for Osteoporosis : US Preventive Services Task Force Recommendation Statement
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Le groupe de travail indépendant d'experts américains USPSTF recommande un dépistage de l'ostéoporose par ostéodensitométrie chez toutes les femmes âgées de 65 ans ou plus, et chez les femmes âgées de moins de 65 ans dont le risque de fracture est supérieur ou égal au risque d'une femme blanche âgée de 65 ans sans autre facteur de risque.
Les données sont actuellement insuffisantes pour conclure quant à la balance bénéfice-risque d'un dépistage de l'ostéoporose chez l'homme, ainsi que pour préciser l'intervalle optimal de répétition du dépistage.

Type de publication : recommandation pour la pratique clinique.
MeSH : ostéoporose/diagnostic ; absorptiométrie photonique.
ASBMR
(08/2010)
Statement on Potential Cardiovascular Risks Associated with Calcium Supplements (Déclaration sur les risques cardiovasculaires potentiels associés aux suppléments calciques)
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  • De nombreuses études sur le calcium et la vitamine D n’ont pas mis en évidence d’augmentation des complications cardio-vasculaires.
  • Un patient qui prend actuellement du calcium ne doit pas arrêter son traitement mais en rediscuter l’intérêt avec son médecin, en ayant bien en tête que la meilleure source de calcium reste l’alimentation et qu’une supplémentation pharmacologique ne doit être mise en œuvre qu’en cas d’impossibilité d’atteindre la ration journalière recommandée.
  • Les effets bénéfiques du calcium sont observés avec des quantités relativement faibles. Les patients doivent discuter avec leur médecin de la ration calcique la plus adaptée à leur situation.
  • Dans presque toutes les études concernant les traitements anti-ostéoporotiques, une supplémentation en calcium et vitamine D était requise pour optimiser l’efficacité anti-fracturaire.
  • Les sujets âgés ainsi que les insuffisants rénaux recevant une supplémentation calcique pourraient avoir un risque majoré de complications cardio-vasculaires.

Type de publication : avis de pharmacovigilance.
MeSH : calcium ; vitamine d ; affection iatrogénique ; maladies cardiovasculaires.
Laboratoire Novartis
(03/2010)
Information importante de pharmacovigilance concernant des cas d’altération de la fonction rénale et d’insuffisance rénale survenus avec Aclasta®
Lettre aux professionnels de santé

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Lettre adressée aux professionnels de santé par le laboratoire, en accord avec l'EMA et l'Ansm.

Des cas d’altération de la fonction rénale et d’insuffisance rénale ont été observés suite à l’administration d’Aclasta®, particulièrement chez les patients présentant une altération rénale préexistante ou d’autres facteurs de risques comme : âge avancé, prise concomitante de médicaments néphrotoxiques ou diurétiques, ou déshydratation survenue après l’administration d’Aclasta®.

L’altération de la fonction rénale peut survenir après la première administration, ainsi qu’observée chez certains patients.
Des cas d’insuffisance rénale nécessitant une dialyse, voire d’issue fatale, ont été rapportés.

Recommandations :
  • Aclasta® ne doit pas être administré chez les patients dont la clairance de la créatinine est < 35 ml/min.
  • La surveillance de la créatininémie doit être envisagée pour les patients à risque.
  • Les patients doivent être correctement hydratés avant l’administration d’Aclasta®.

Type de publication : avis de pharmacovigilance.
MeSH : acide zolédronique/effets indésirables.
SOC
(01/2010)
Lignes directrices de pratique clinique 2010 pour le diagnostic et le traitement de l’ostéoporose au Canada
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Approche diagnostique
  1. Tout patient de 50 ans et plus, avec antécédent de fracture par fragilité doit être évalué et considéré comme candidat au traitement.
  2. Examen clinique
    • Facteurs de risque de DMO basse, de fractures et de chutes : antécédents de fractures par fragilité, fracture de la hanche chez un parent, corticostéroïdes, tabagisme actif, forte consommation d’alcool, polyarthrite rhumatoïde.
    • Chutes survenues au cours des 12 derniers mois, démarche et équilibre.
    • Mesures de la taille et du poids.
    • Test de Mathias (ou Get up and go).
  3. Examens paracliniques
    • Pour tous les patients ostéoporotiques : calcémie, corrigée par l’albumine, NFS, créatinine, phosphatase alcaline et TSH.
    • Patients sous traitement pharmacologique anti-ostéoporotique ayant subi des fractures récurrentes et qui manifestent une perte osseuse malgré leur traitement ou des comorbidités susceptibles de nuire à l’absorption ou à l’action de la vitamine D : dosage de la 25-(OH)-vitamine D.
    • Patients ayant subi des fractures vertébrales : électrophorèse des protéines sériques.
    • Chez certains patients, selon l’examen clinique, d’autres analyses biochimiques afin d’écarter les causes secondaires d’ostéoporose.
    • En présence de signes cliniques indicateurs d’une fracture vertébrale : radiographies de profil du rachis dorso-lombaire.

Évaluation du risque de fracture
L’instauration du traitement pharmacologique anti-ostéoporotique doit se fonder sur une évaluation du risque absolu de fracture à dix ans à l’aide d’un outil validé de prédiction des fractures qui tient compte de la DMO et des facteurs de risque cliniques.
  • Au Canada, on peut utiliser la version canadienne de l’outil d’évaluation des risques de fracture de l’OMS (FRAX) et le système d’évaluation des risques de l’Association canadienne des radiologistes et Ostéoporose Canada (CAROC).
  • Tout patient avec un T-score ≤ 2,5 est exposé à un risque au moins modéré de fractures ostéoporotiques.

Stratégies de prévention des fractures
  1. Vitamine D et calcium
    Apport adéquat en vitamine D, en plus d’un apport calcique provenant des aliments et des suppléments (total de 1 200 mg/j).
    • Adultes en bonne santé < 50 ans : suppléments de vitamine D3 à la posologie de 400 à 1 000 UI par jour, sans mesure du taux de 25‐OH‐D.
    • Adultes > 50 ans : suppléments de vitamine D3 à la posologie minimale de 800 à 1 000 UI par jour. Pour atteindre un taux optimum de vitamine D, il peut être nécessaire d’administrer des doses supérieures, jusqu’à 2 000 UI, sans surveillance requise.
    • Patients sous traitement pharmacologique anti-ostéoporotique : mesure du taux de 25OHD après 3 à 4 mois d’un traitement supplétif adéquat en vitamine D et ne pas répéter si on obtient un taux optimal (25OHD ≥ 75 nmol/L).
  2. Autres traitements non pharmacologiques
    • Patients ostéoporotiques ou à risque d'ostéoporose : entraînement approprié contre résistance et/ou exercices aérobiques avec mise en charge.
    • Patients avec fractures vertébrales : exercices dirigés de stabilité des muscles profonds du tronc.
    • Patients à risque de chutes : exercices axés sur l’équilibre.
    • Patients à risque élevé en établissement de soins de longue durée : protecteurs de hanches.

Traitement pharmacologique
  1. En cas de risque élevé (probabilité de fracture majeure à 10 ans > 20 %), par exemple en cas d'antécédent de fracture par fragilité de la hanche ou d’une vertèbre ou plus d’une fracture par fragilité, quelque soit la localisation : indication au traitement pharmacologique anti-ostéoporotique.
  2. En cas de risque modéré (probabilité de fracture majeure à 10 ans entre 10 % et 20 %) :
    • Radiographies standard ou évaluations de fractures vertébrales (EFV) du rachis thoracolombaire.
    • Tenir compte des préférences des patients et des facteurs de risque cliniques non inclus dans le système d’évaluation des risques pour orienter la décision thérapeutique.
  3. Choix du traitement chez les femmes ménopausées
    • En 1ère int. pour la prévention des fractures de la hanche et des fractures non vertébrales et vertébrales : alendronate, dénosumab, risédronate, acide zolédronique.
    • En 1ère int. pour la prévention des fractures non vertébrales et vertébrales : tériparatide.
    • En 1ère int. pour la prévention des fractures vertébrales : raloxifène.
    • En 1ère int. pour la prévention des fractures de la hanche et des fractures non vertébrales et vertébrales, chez les femmes qui ont également besoin d’un traitement pour leurs symptômes vasomoteurs : hormonothérapie.
    • En 2e int. pour la prévention des fractures vertébrales : calcitonine, étidronate.
  4. Choix du traitement chez les hommes : alendronate, risédronate ou acide zolédronique en 1ère intention.
  5. L'association de traitements antirésorptifs n'est pas recommandée.
  6. Discussion de la balance bénéfices-risque avec chaque patient avant l’instauration du traitement.

Type de publication : recommandation pour la pratique clinique.
MeSH : ostéoporose/diagnostic ; ostéoporose/thérapie.
HAS
(12/2009)
Quelle est la place pour l’acide zolédronique (Aclasta®) dans l’ostéoporose post-ménopausique ?
Fiche « Bon Usage du Médicament »

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L’acide zolédronique 5 mg est un bisphosphonate indiqué, sous le nom d’Aclasta®, dans le traitement de l’ostéoporose post-ménopausique, de l'ostéoporose masculine, de l'ostéoporose cortisonique et de la maladie de Paget.

Il est administré en perfusion intraveineuse lente (15 minutes) une fois par an.

Le rapport efficacité/effets indésirables de l’acide zolédronique dans la prévention des fractures ostéoporotiques est important.
Le service médical rendu (SMR) par Aclasta® est important.
L’acide zolédronique diminue le risque de fractures vertébrales et non vertébrales (y compris de la hanche) chez les femmes ayant une ostéoporose post-ménopausique.

Aclasta® apporte une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR IV) dans la prise en charge de l’ostéoporose postménopausique chez les patientes à risque élevé de fractures.
Il n’est remboursable que chez les patientes ayant fait une fracture par fragilité osseuse ou ayant, soit un T-score < -3, soit un T-score ≤ -2,5 associé à plusieurs facteurs de risque de fracture.

Surveillance cardiaque et bucco-dentaire
  • En raison du risque d’arythmie cardiaque, voire de fibrillation auriculaire, l’emploi de l’acide zolédronique justifie une attention particulière.
  • En raison du risque d'ostéonécrose de la mâchoire, comme pour tous les bisphosphonates, une prise en charge bucco-dentaire particulière est recommandée.[P]

Type de publication : recommandation de bon usage du médicament.
MeSH : acide zolédronique/usage thérapeutique ; diphosphonates/usage thérapeutique ; ostéoporose post-ménopausique/traitement médicamenteux.
ESCEO
(02/2008)
Recommandations européennes pour le diagnostic et la prise en charge de l'ostéoporose post-ménopausique
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Une version "de poche" en français est disponible sur le site de l'IOF

Type de publication : recommandation pour la pratique clinique.
MeSH : ostéoporose post-ménopausique.
ANSM
(12/2007)
Recommandations sur la prise en charge bucco-dentaire des patients traités par bisphosphonates
Lettre aux professionnels de santé

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La très grande majorité des cas d’ostéonécrose de la mâchoire (ONM) ont été décrits chez des patients traités par bisphosphonates IV dans le cadre d’une pathologie maligne.
Cependant, quelques cas sont rapportés chez des patients traités dans le cadre du traitement de l’ostéoporose. Le risque de survenue d’une ONM serait dans cette situation de 1 cas sur 100 000 patient-années.

Dans le cadre de la prescription de bisphosphonates dans l’ostéoporose.
  • Information du patient sur le risque d’ONM et la nécessité d’une bonne hygiène dentaire.
  • Information du patient sur la nécessité de signaler toute mobilité dentaire, ou toute douleur, gonflement, ou inflammation de la muqueuse gingivale.
  • Bilan bucco-dentaire, suivi des soins dentaires nécessaires, lors de la mise en route du traitement par bisphosphonate. Ces soins ne doivent pas retarder l’instauration du traitement par bisphosphonate.
  • Suivi bucco-dentaire : au moindre symptôme bucco-dentaire, et au minimum une fois par an, comme recommandé dans la population générale.
  • Avulsions dentaires à effectuer sous traitement antibiotique et de la façon la moins traumatisante possible. En cas de chirurgie, éviter la levée de lambeaux d’épaisseur totale.
  • Pas de contre-indication à la mise en place d'un implant dentaire.
  • Les soins dentaires peuvent être effectués en ville ou à l’hôpital.

En cas d’ONM avérée, le patient doit impérativement être adressé à un service hospitalier de chirurgie maxillo-faciale, d’ORL ou d’odontologie.

Type de publication : avis de pharmacovigilance.
MeSH : biphosphonates ; ostéonécrose de la mâchoire associée aux biphosphonates ; affection iatrogénique.
Laboratoire Servier
(11/2007)
Information importante de pharmacovigilance : syndromes d'hypersensibilité associés à l'utilisation de Protélos®
Lettre aux professionnels de santé

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Lettre adressée par le laboratoire à la demande du Comité des médicaments à usage humain et de l'Afssaps afin d'informer les professionnels de santé de syndromes d’hypersensibilité associés à l’utilisation de Protélos® (ranélate de strontium).

Depuis la commercialisation de Protélos®, 16 cas de syndrome d’hypersensibilité médicamenteux ou DRESS (Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptoms), dont deux d’évolution fatale, ont été rapportés dans l’Union européenne.
Il est demandé aux professionnels de santé d’informer leurs patientes de la nécessité d’arrêter immédiatement et définitivement Protélos® en cas de survenue d’une éruption cutanée, et de consulter aussitôt un médecin.

Type de publication : avis de pharmacovigilance.
MeSH : ranélate de strontium ; affection iatrogénique ; hypersensibilité cutané ; toxidermie.
HAS
(05/2007)
Comment prévenir les fractures dues à l’ostéoporose ?
Fiche de synthèse

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Fiche de synthèse élaborée à partir de précédentes publications.
  • Prévention, diagnostic et traitement de l’ostéoporose (HAS, juillet 2006).
  • Ostéodensitométrie (absorptiométrie osseuse) sur 2 sites, par méthode biphotonique (HAS, juin 2006).
  • Traitement médicamenteux de l’ostéoporose post-ménopausique (AFSSAPS, janvier 2006).
  • Traitement médicamenteux de l'ostéoporose cortisonique (AFSSAPS, février 2003).
  • Avis de la Commission de la Transparence de la HAS.
  • Autorisations de Mise sur le Marché.

Type de publication : recommandation pour la pratique clinique.
MeSH : ostéoporose/diagnostic ; ostéoporose/traitement médicamenteux ; ostéoporose/prévention et contrôle ; absorptiométrie photonique.
GRIO
(09/2006)
Ostéonécrose de la mâchoire et bisphosphonates : la position du GRIO
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La première complication de l'usage à long terme des bisphosphonates à fortes doses chez les patients souffrant de métastases osseuses ou de myélome vient d'être rapportée : l'ostéonécrose de la mâchoire.

Le GRIO souhaite apporter les précisions suivantes.
  • Ces ostéonécroses ne concernent que la mâchoire, os soumis en permanence à des contraintes mécaniques et en contact étroit avec la muqueuse buccale, donc avec un milieu septique.
  • La fréquence est difficile à préciser : 0,8 % selon la pharmacovigilance, jusqu'à 10 % des patients dans des études rétrospectives avec des biais importants.
  • La quasi-totalité des cas rapportés l'a été avec le pamidronate et le zolédronate, bisphosphonates puissants ayant un effet anti-ostéoclastique d'une part et un effet anti-angiogénique d'autre part.
  • Les patients exposés sont les patients souffrant d'ostéolyse maligne et traités de manière prolongée par bisphosphonate intraveineux, à fortes doses cumulées.
  • Au cours du traitement de l'ostéoporose une quinzaine de cas ont été publiés, à mettre en perspective avec d'une part le nombre de femmes actuellement traitées (plusieurs millions) et d'autre part le recul important (supérieur à 10 ans) d'utilisation de ces médicaments.

  • Dans le cadre du traitement par bisphosphonates au cours des métastases osseuses et du myélome multiple : le rapport bénéfice/risque de l'usage des bisphosphonates au cours des métastases osseuses et du myélome multiple reste très positif ; lors de la mise en route du traitement, il est recommandé de réaliser un examen bucco-dentaire.
  • Dans le cadre du traitement par bisphosphonates au cours de l'ostéoporose post-ménopausique : ces problèmes n'existent pas avec la même acuité, mais il est logique de demander à nos patientes les soins et l'hygiène bucco-dentaires qui sont de toute façon naturels et il est nécessaire de suivre les recommandations de l'AFSSAPS, avec une durée de traitement de 4 à 5 ans, avant de reconsidérer l'intérêt individuel de la poursuite du traitement.

Type de publication : avis de pharmacovigilance.
MeSH : biphosphonates ; ostéonécrose de la mâchoire associée aux biphosphonates ; affection iatrogénique.
HAS
(07/2006)
Prévention, diagnostic et traitement de l’ostéoporose
Note de synthèse

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Note de synthèse élaborée à partir de précédentes publications.
  • Traitement médicamenteux de l’ostéoporose post-ménopausique (AFSSAPS, janvier 2006).
  • Ostéodensitométrie (absorptiométrie osseuse) sur 2 sites, par méthode biphotonique (HAS, juin 2006).
  • Traitement médicamenteux de l'ostéoporose cortisonique (AFSSAPS, février 2003).
  • Avis de la Commission de la Transparence de la HAS.
  • Documentation de l'INPES.

Type de publication : recommandation pour la pratique clinique.
MeSH : ostéoporose/diagnostic ; ostéoporose/traitement médicamenteux ; ostéoporose/prévention et contrôle ; absorptiométrie photonique.
HAS
(06/2006)
Ostéodensitométrie (absorptiométrie osseuse) sur 2 sites, par méthode biphotonique
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La mesure de la densité minérale osseuse (DMO) constitue l'approche diagnostique la plus précise de l'ostéoporose.
L'absorptiométrie biphotonique aux rayons X est la technique de référence.

La DMO n'est pas le seul facteur de risque de fracture ostéoporotique. Les indications de l'ostéodensitométrie sont donc posées en fonction de l'existence de facteurs de risque d'ostéoporose.

Devant un tableau clinique évocateur d'ostéoporose (découverte d'une fracture par fragilité), la démarche diagnostique comporte préalablement à la mesure de la DMO la recherche de facteurs de risque d'ostéoporose ou de ses complications, d'une maladie responsable d'une ostéoporose secondaire et d'une cause tumorale.

Dans tous les cas, une ostéodensitométrie ne peut être indiquée que si le résultat de l'examen peut a priori conduire à une modification de la prise en charge du patient.

Les indications de l'ostéodensitométrie retenues sont les suivantes.

Pour un premier examen.
  1. Dans la population générale
    • En cas de signes d’ostéoporose :
      • découverte ou confirmation radiologique d'une fracture vertébrale (déformation du corps vertébral) sans contexte traumatique ni tumoral évident ;
      • antécédent personnel de fracture périphérique survenue sans traumatisme majeur (sont exclues de ce cadre les fractures du crâne, des orteils, des doigts et du rachis cervical).
    • En cas de pathologie ou traitement potentiellement inducteur d’ostéoporose :
      • lors d’une corticothérapie systémique (de préférence au début) prescrite pour une durée d’au moins 3 mois consécutifs, à une dose ≥ 7,5 mg/jour d’équivalent prednisone ;
      • antécédent documenté de pathologie ou de traitement inducteur d'ostéoporose : hyperthyroïdie évolutive non traitée, hypercorticisme, hyperparathyroïdie primitive, hypogonadisme prolongé (incluant l’androgénoprivation chirurgicale [orchidectomie] ou médicamenteuse [traitement prolongé par un analogue de la Gn-RH]) et ostéogenèse imparfaite.
  2. Indications supplémentaires (par rapport à la population générale) pour la femme ménopausée y compris pour les femmes sous traitement hormonal de la ménopause à des doses utilisées inférieures aux doses recommandées pour la protection osseuse
    • Antécédent de fracture du col fémoral sans traumatisme majeur chez un parent au 1er degré.
    • Indice de masse corporelle < 19 kg/m².
    • Ménopause avant 40 ans quelle qu’en soit la cause.
    • Antécédent de prise de corticoïdes d’une durée d’au moins 3 mois consécutifs, à une dose ≥ 7,5 mg/jour d’équivalent prednisone.

Indications d’une seconde ostéodensitométrie.
  • Une seconde ostéodensitométrie est recommandée à l’arrêt du traitement anti-ostéoporotique, en dehors de l’arrêt précoce pour effet indésirable, chez la femme ménopausée.
  • Chez la femme ménopausée sans fracture, lorsqu’un traitement n’a pas été mis en route après une première ostéodensitométrie montrant une valeur normale ou une ostéopénie, une seconde ostéodensitométrie peut être proposée 3 à 5 ans après la réalisation de la première en fonction de l’apparition de nouveaux facteurs de risque.

D’autres facteurs de risque de DMO basse et/ou de fracture existent, comme l’âge, le poids, le tabagisme ou l’alcoolisme, mais ils ne peuvent pas aujourd’hui faire partie des indications d’une ostéodensitométrie, car les seuils à partir desquels le risque de fracture est significatif ne sont pas connus.

Type de publication : recommandation pour la pratique clinique.
MeSH : ostéoporose/diagnostic ; absorptiométrie photonique.
ANSM
(01/2006)
Traitement médicamenteux de l’ostéoporose post-ménopausique
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L’ostéoporose est une maladie diffuse du squelette caractérisée par une diminution de la résistance osseuse conduisant à une augmentation du risque de fracture.

Une fracture ostéoporotique est une fracture survenant spontanément ou pour un traumatisme de faible énergie.
Les fractures caractéristiques de la maladie sont celles des vertèbres, de l’extrémité supérieure du fémur et de l’extrémité distale de l’avant-bras.

La densitométrie par absorptiométrie biphotonique à rayons-X est la technique de référence pour estimer la résistance osseuse par la mesure du contenu minéral osseux.
  • T score > - 1 : densité normale
  • T score entre - 2,5 et - 1 : ostéopénie
  • T score ≤ - 2,5 : ostéoporose
  • T score ≤ - 2,5 avec une ou plusieurs fractures : ostéoporose sévère

L’objectif du traitement de l’ostéoporose post-ménopausique est de prévenir la survenue de fractures dans les 5 à 10 ans.

Une stratégie de décision est proposée en fonction de l’âge, de l’existence de fractures par fragilité, de la densitométrie et des facteurs de risque de fractures associés (corticothérapie ancienne ou actuelle, antécédent de fracture de l’extrémité supérieure du fémur chez les parents du 1er degré, diminution de l’acuité visuelle, insuffisance de masse corporelle, troubles neuro-musculaires ou orthopédiques, tabagisme).

Les traitements ne sont prescrits qu’après avoir corrigé une éventuelle carence en calcium et/ou vitamine D, par correction des apports spontanés ou supplémentation médicamenteuse.

Recommandations en cas de fracture chez une femme ménopausée
  • Ostéoporose : un traitement est recommandé.
  • Ostéopénie : un traitement n’est pas systématique (sauf si fracture vertébrale ou de l’extrémité supérieure du fémur); il est discuté en cas de facteurs de risque associés ou de T-score < - 2.

Recommandations en l’absence de fracture chez une femme ménopausée
  • Ostéoporose : un traitement peut être discuté avant 60 ans ; un traitement doit être discuté entre 60 et 80 ans.
  • Ostéopénie : un traitement n’est pas recommandé (sauf facteurs de risque importants associés).

Traitement médicamenteux en situation d'ostéoporose
  • En cas de fracture
    • Une fracture vertébrale et risque faible de fracture périphérique : raloxifène, alendronate, risédronate, ranélate de strontium, tériparatide.
    • Une fracture vertébrale et risque de fracture périphérique (notamment du fémur) important : alendronate, risédronate, ranélate de strontium, tériparatide.
    • Maladie sévère (deux fractures vertébrales ou plus) : raloxifène, alendronate, risédronate, ranélate de strontium, tériparatide.
  • En l’absence de fracture
    • < 60 ans : raloxifène, alendronate, risédronate, ranélate de strontium.
    • De 60 à 80 ans
      • dans tous les cas : alendronate, risédronate, ranélate de strontium.
      • ostéoporose à prédominance vertébrale : raloxifène.
    • > 80 ans : alendronate, risédronate, ranélate de strontium.

Type de publication : recommandation pour la pratique clinique.
MeSH : ostéoporose/diagnostic ; ostéoporose post-ménopausique/thérapeutique ; fracture ostéoporotique.
SFDRMG
HAS
(11/2005)
Prévention des chutes accidentelles chez la personne âgée
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Le risque de chute n’est pas en rapport avec l’âge chronologique.
De nombreux facteurs intrinsèques (médicaments ou maladies altérant les fonctions sensitives, cognitives ou motrices) ou extrinsèques (comportementaux ou environnementaux) peuvent favoriser la chute.

Deux situations où la prévalence des chutes est importante et sont à l'origine d'une forte morbi-mortalité.
  • La personne âgée fragile : toute chute, outre sa gravité immédiate, lui fait courir un risque majeur de perte d’autonomie.
  • La personne âgée dépendante vivant en institution.

Ces chutes, généralement multifactorielles, sont avant tout marqueurs de mauvais état de santé.

Conséquences des chutes chez la personne âgée : risque fracturaire, notamment fracture de l'extrémité supérieure du fémur, avec augmentation de la mortalité ; syndrome post-chute.

Prévention du risque de chute
  1. Repérage des personnes âgées à risque de chute
    • Demander à tous les patients, ou leur entourage, s'ils ont fait une chute durant l'année passée.
    • Rechercher les facteurs de risque de chute, intrinsèques et extrinsèques.
    • Réaliser quelques tests simples.
  2. En cas de repérage positif : nécessité d'une évaluation multifactorielle et interdisciplinaire.
  3. Interventions recommandées en cas de risque de chute : proposition d'un programme personnalisé de rééducation-réadaptation.

Type de publication : recommandation pour la pratique clinique.
MeSH : chutes accidentelles ; chutes accidentelles/prévention et contrôle.
ANSM
(04/2004)
Médicaments contenant des calcitonines
Mise au point

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Après réévaluation au niveau européen de l’efficacité des médicaments contenant de la calcitonine :
  • Retrait de l’indication dans le traitement de l’ostéoporose postménopausique avérée.
  • Indication dans la prévention de la perte osseuse aiguë liée à une immobilisation soudaine, notamment chez les patients avec des fractures ostéoporotiques récentes.

Type de publication : avis de pharmacovigilance, recommandation de bon usage du médicament.
MeSH : calcitonine.
ANSM
(02/2003)
Traitement médicamenteux de l’ostéoporose cortisonique
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L'ostéoporose cortisonique est la plus fréquente des ostéoporoses secondaires et représente l'une des principales complications des corticothérapies prolongées.
L'augmentation du risque de fracture survient précocement, dès les six premiers mois de toute corticothérapie systémique.

La prévention de l'ostéoporose doit être systématiquement envisagée lors d'une corticothérapie systémique de durée > 3 mois, quelque soit la dose.

L'intérêt de l'ostéodensitométrie est moindre que dans l'ostéoporose post-ménopausique.
L'ostéoporose cortisonique est davantage à l'origine d'altérations qualitatives de l'os, qui ne sont pas décelées par ostéodensitométrie.

Stratégie thérapeutique
  1. Mesures générales systématiques
    • Utiliser la corticothérapie par voie générale à la dose la plus faible possible, pendant la durée la plus courte possible, et favoriser les voies d'administration locales : infiltration, inhalation.
    • Rechercher et traiter les autres facteurs de risque d'ostéoporose : causes d'ostéoporose secondaire, immobilisation ou inactivité physique, carence vitamino-calcique (apport recommandé de 1500 mg/j de calcium et 800 UI/j de vitamine D).
    • Rechercher et traiter les facteurs de risque de chute.
  2. Médicaments
    • Femmes ménopausées avec antécédent de fracture ostéoporotique : mise en route d'un traitement par bisphosphonate (alendronate 5 mg, étidronate 400 mg, risédronate 5 mg).
    • Autres cas : mise en route d'un traitement par bisphosphonate si T-score ≤ -1,5.
  3. Suivi
    • Expérience clinique de l'usage des bisphosphonates dans l'ostéoporose cortisonique de 2 ans.
    • En l'absence de traitement par bisphosphonates : répétition de l'ostéodensitométrie 1 an après le début de la corticothérapie systémique.

Type de publication : recommandation pour la pratique clinique.
MeSH : cortisone/effets indésirables; ostéoporose/induit chimiquement; ostéoporose/prévention et contrôle.
Abbréviations utilisées : ANSM, Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ex-AFSSAPS, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) ; ASBMR, American Society for Bone and Mineral Research ; EMA, European Medicines Agency (Agence européenne du médicament) ; ESCEO, European Society for Clinical and Economic Evaluation of Osteoporosis and Osteoarthritis ; GRIO, Groupe de Recherche et d'Information sur les Ostéoporoses ; HAS, Haute Autorité de Santé ; INPES, Institut National de Prévention et d'Éducation pour la Santé ; SFDRMG, Société Française de Documentation et Recherche en Médecine Générale ; SOC, Société de l'Ostéoporose du Canada ; USPSTF, US Preventive Services Task Force.